Kata par équipe La France en finale

Publié le : 06/05/2016 17:58:55
Catégories : Actualités , Karate

Kata par équipe  La France en finale

Kata par équipe
La France en finale

 

8 ans après leurs illustres aînés, le trio tricolore est parvenu à hisser en finale des Championnats d’Europe. Ahmed Zemouri, Lucas Jeannot et Enzo Montarello ne veulent pas s’arrêter là et comptent bien remporter ce titre qui fuit la France depuis10 ans. Mais le challenge est à la hauteur de leur cœur. En finale, ils devront dominer les champions du monde et triples champions d’Europe espagnols.

Par Ludovic Mauchien à Montpellier

 

A les voir s’embrasser et se congratuler après leur succès face aux Turcs en ½ finale (4-1), on aurait pu croire que les Français avaient remporté la compétition tellement ils étaient heureux. « Ca fait du bien ! », souffle Ahmed Zemouri. « On a réuni toutes les conditions pour être au top à ces Championnats. C’est notre toute 1ère finale en Seniors. On est très content d’offrir à la France et à Ayoub (Neghliz, leur coach champion du monde en 2008) cette finale, mais aussi à Jessica Buil, Philippe Leprince (le prof du KCVO Villepinte), à nos familles, la fédération, notre sponsor adidas. On n’est pas seuls. Il y a toute une chaîne derrière nous qui nous a permis de faire ce résultat ».

Exempt du 1er tour, ils ont magnifiquement dominé l’Autriche (5-0) en ¼ de finale grâce à un Kata Empi joliment exécuté. Un pari réussi… « J’hésitais entre Goju Shiho Sho et Empi », relate Ayoub Neghliz. « J’ai choisi Empi car il est plus dynamique et cela les mettait en jambes pour faire ensuite Unsu ».

En ½ finale, leur prestation n’a souffert aucune contestation, contrairement aux Turcs où quelques décalages sont apparus. Le résultat d’un travail de longue haleine et, surtout, d’une abnégation sans faille. « On a rencontré des problèmes mais on n’a jamais lâché », poursuit Lucas Jeannot. « On avait des partiels, on s’est fait volé une voiture… On est deux à être à Villepinte et Enzo est à Marseille. Mais tout cela nous a renforcés mentalement, nous a aidés à mieux nous sentir. Je pense que l’on a fait la différence au mental. En plus, on les avait battus l’an passé chez eux pour la médaille de bronze ».

La médaille est désormais assurée. Reste à parfaire l’alchimie pour transformer l’argent en or, l’objet de tous leurs désirs et de leur préparation. « Depuis janvier, on s’est entraîné tous les week-ends ensemble, en alternant avec des compétitions ou des galas. Cela nous a beaucoup aidés. Ayoub a axé la prépa sur l’adaptation, des mises en situation complexes. On a beaucoup travaillé sur l’expression », rapporte le 3e champion, Enzo Montarello.

« La clé de notre réussite a été nos entraînements perso », poursuit Lucas Jeannot. « Chacun de notre côté, on a travaillé sur nos défauts, corriger des détails techniques, des positions, la respiration. On s’est amélioré individuellement pour porter l’équipe ».

Le plus dur reste à faire. Dimanche, à l’Arena de Montpellier, il s’agira de dominer les champions du monde et triples champions d’Europe espagnols (Carbonell, Quintero, Salazar). Mais à cœur vaillant, rien d’impossible. « La seule finale qu’on ait disputée, c’était chez les Juniors en 2010 contre les… Espagnols et on avait gagné 3-2 ». Tous les espoirs sont permis !

 

 

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