KARATE - Vinicius Figueira - « Mon objectif a toujours été d’être champion du mo

Publié le : 07/11/2018 17:17:46
Catégories : Actualités , Karate

KARATE - Vinicius Figueira - « Mon objectif a toujours été d’être champion du mo

Champion panaméricain ! Ca fait quoi ?

J’avais déjà gagné deux médailles de bronze aux Panams mais, là, c’était ma première médaille d’or. Elle a forcément une saveur très spéciale. J’étais très heureux du résultat et en pleine confiance. J’ai gagné la compétition sans prendre de points.

Depuis, tu as été 3 fois sur le podium sur 4 compétitions (Panams, Berlin, Santiago). Penses-tu être dans la meilleure forme de ta carrière ?

Je me sens très bien. Mais je ne sais pas si c’est la meilleure forme de ma carrière. Je ne pense pas que je combats mieux en ce moment qu’en début de l’année. Je fais la même chose, mais les résultats viennent.

La saison a été longue. Comment te sens-tu ?

La saison est vraiment très longue. Cette année, j'ai participé à plus de 15 compétitions sur quatre continents. Il y avait beaucoup de voyages et de nombreux camps d’entraînement. C’était fatigant mais c’est une stratégie qui vise à atteindre mon meilleur niveau chemin possible aux Championnats du monde. Nous sommes arrivés en Espagne trois semaines avant les Mondiaux, pour contrôler l'entraînement et être bien reposé afin d’arriver au top le jour J. Comme c’est quelque chose que j’aime vraiment faire, je me sens bien. Comme dit ma mère : « c’est la vie que tu as choisie ».

Es-tu satisfait de ta préparation ?

Oui, car je sais que j’ai fait de mon mieux. J’ai suivi la stratégie de mon équipe pour être en forme aux Championnats du monde. Je me concentre et m’entraîne pour être champion du monde depuis 2013, depuis que je me consacre exclusivement au karaté. J’ai participé aux principales compétitions au monde. Je me suis entraîné avec d’excellents athlètes et techniciens du monde entier. Maintenant, il n’y a plus grand-chose à faire, juste quelques ajustements et se reposer en vue de la compétition.

Ta façon de t’entraîner a-t-elle changé vu qu’il y a plus de compétitions ?

Pour moi, cela n’a pas beaucoup changé, car j’ai toujours essayé de participer à toutes les compétitions. Mais ma stratégie désormais est de continuer à voyager dans le pays jusqu’à la prochaine compétition. Comme je vis en Amérique et que la plupart des compétitions ont lieu en Europe, il m’est parfois impossible de rentrer chez moi.

Quel est ton programme la semaine précédant les championnats du monde ?

Une semaine avant la compétition, nous réduisons l’entraînement. On ne s’entraîne plus qu’une fois par jour, pour éviter l’usure physique et les blessures. L’idée de la semaine précédente est de contrôler la nourriture en vue de la pesée, de s’entraîner un peu et de profiter du moment.

Quel est le plus important pour toi aux Mondiaux : obtenir des points pour les Jeux olympiques ou être champion du monde ?

Mon objectif a toujours été d’être champion du monde. C’est ma 3e participation. En 2014, j’avais gagné le bronze. En 2016, je finis 5e. Cette année, j’ai la possibilité d’atteindre mon objectif : champion du monde. Obtenir des points pour le classement olympique en sera une conséquence.

Quel est ton voeu le plus cher, être champion du monde ou champion olympique ?

Lorsque j'ai commencé à me consacrer exclusivement au karaté, la compétition la plus importante, c’était les Championnats du monde. Mon objectif principal a toujours été d’être champion du monde. Et c’est toujours mon objectif principal car je ne l’ai pas encore été.

Avec l’entrée du karaté aux Jeux olympiques, nous avons l’occasion de rêver à quelque chose de plus grand encore. Je pense que si je travaille et que je suis le meilleur au monde, la qualification pour les Jeux olympiques et la médaille olympique en découleront naturellement.

Qu’est-ce qui a fait la différence aux Panams cette année quand tu gagnes par rapport aux précédentes éditions ?

Mon mental, mon état d’esprit. Cette fois-ci, j’étais plus détendu et moins préoccupé par le résultat.

Comment analyses-tu ta performance à Tokyo (5e) ?

Ce n’est pas si mal, j’ai combattu pour la médaille de bronze. Mais j'ai fait une petite erreur dans mon combat contre le Japonais. Je vais résoudre ce problème pour le prochain tournoi.

Que t’ont enseigné tes précédents championnats du monde ?

J’ai appris que je ne peux pas vouloir trop. Cela me rend très nerveux et je ne combats pas bien. Je dois apprécier le moment et être heureux sur le tatami, pour pouvoir analyser le combat et pouvoir faire tout ce que j’ai fait à l’entraînement. Je dois être heureux parce que c’est l’endroit où j’ai toujours voulu être.

De quoi as-tu le plus peur en pensant aux Mondiaux ? Toi-même ?

Je crains le résultat. Mais cela ne dépend pas seulement de moi. Je sais que j’ai tout fait pour être le meilleur du monde.

Uygur, Da Costa, Shinohara, Tadissi : 4 écoles et styles différents. Lequel préfères-tu ? Les combats-tu différemment ?

Ce sont quatre excellents athlètes, les meilleurs au monde. Chacun a son propre style de combat. Tadissi sait utiliser sa taille et tirer parti de la distance. Da Costa est très intelligent et dispose de nombreuses ressources techniques. Shinohara a un timing parfait, comme tous les Japonais. Uygur, en plus d’être très bon techniquement, est très bon stratégiquement, et sait en jouer.

Les combattre nécessite une stratégie différente pour chacun. Mais sans jamais oublier mes points forts

Considères-tu que le karaté a beaucoup changé ces deux dernières années ?

Oui, le Karaté est devenu plus professionnel. Tous les athlètes peuvent désormais participer à toutes les compétitions, avoir plus de renseignements tactiques, plus de connaissances, plus d’organisation. Personnellement, je suis plus soutenu et j’ai plus de visibilité.

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