Karate / Nicolas Poy-Tardieu « On a écouté les athlètes »

Publié le : 13/05/2016 10:13:51
Catégories : Actualités , Karate

Karate / Nicolas Poy-Tardieu « On a écouté les athlètes »

L’équipe de France Kata est une chanceuse. Pour les Championnats d’Europe à Montpellier (5-8 mai), elle va bénéficier de kimonos sur mesure et dotés des dernières nouveautés qu’adidas a spécifiquement développées pour eux et avec eux. Un partenariat fructueux que nous présente le Directeur marketing de Double D / adidas, Nicolas Poy-Tardieu.

Par Ludovic Mauchien

 

Pourquoi adidas / Double D a-t-il décidé de réaliser des Kimonos sur mesure pour l’équipe de France Kata ? 

La volonté d’adidas est de toujours se rapprocher des athlètes et d’anticiper au mieux leurs besoins particuliers, souvent très techniques, comme c’est le cas pour le Kata où ceux-ci sont très exigeants en termes de coupe, de Kimono, d’ergonomie, de matière… Il y a beaucoup de desiderata.

Idéalement, quand on réfléchit à un Kimono de Kata, même pour les pratiquants lambda, on est tenté de penser que le sur-mesure est idéal, comme pour un costume. C’est ce que l’on a fait avec ces trois jeunes Lucas Jeannot, Enzo Montarello et Ahmed Zemouri.

 

Pourquoi avoir choisi l’équipe de France Kata ?

On a décidé de les prendre sous contrat parce que ce sont des valeurs montantes du Kata français, qui sont dans la grande lignée des Dupont-Plagnol-Neghliz (champions du monde par équipe en 2008 au Japon).

Ces accords particuliers avec des jeunes sont aussi, pour nous, source de richesses et d’enrichissements dans la mesure où cela nous permet de nous aider dans un exercice, très difficile, mais auquel nous avons déjà eu l’habitude de procéder, celui des Kim’ sur mesure.

 

Comment avez-vous procédé ?

On a procédé en plusieurs étapes avec eux, avec des prises de cote, des choix de matière. Ces dernières correspondent à nos nouveaux développements de matières spécialement conçues pour les Katas. On les a écoutés et l’on a fait ce qu’un équipementier doit réaliser dans l’absolu : concevoir des produits pour ceux qui les utilisent.

 

Quels ont été leurs desiderata ? 

C’était d’être « à la mode », dans le sens étymologique. Il s’agissait de suivre la tendance actuelle des pratiquants de Kata, qui est d’avoir des Kimonos dont la coupe correspond davantage au style et aux attentes du moment. Mais il s’agissait aussi de conserver des longueurs de manches et de pantalons très courts, à la japonaise, de manière traditionnelle. La veste est toujours épaulée mais très cintrée, un peu à l’instar des chemises Slim que les jeunes mettent pour aller en boite.

Ce sont des Kimonos qui sont beaucoup plus près du corps en termes de port. La coupe, au niveau de l’entrejambes, est très large car ils adoptent des positions très basses en Shotokan. Le pantalon aussi a une coupe particulière. Il est légèrement coupé en V, mais à l’envers. Il est plus étroit au niveau de la taille et plus évasé vers le bas. Il dispose également d’une hauteur de ceinture rehaussée.

 

Est-ce que c’est un modèle qui est appelé à être commercialisé ?

Toutes les améliorations que l’on a pu apporter sur ces Kimonos vont être appliquées en termes de standardisation pour les produits dits de production. La coupe, etc, va suivre les conclusions de ce mini-laboratoire. Ce Kimono a été dénommé « Kigaï ».

 

Est-ce une première où adidas a-t-il déjà réalisé des Kimonos sur mesure pour des athlètes ?

Oui, bien sûr, il y a des précédents. Je pense, entre autres, à Ayoub Neghliz, Jonathan Plagnol et Julien Dupont. On avait déjà fait auparavant des Kimonos sur mesure, mais pas avec la même approche, pas de façon aussi affinée. Il s’agissait de Sabrina et Jessica Buil et Laëticia Guesnel.

 

Ayoub Neghliz, désormais entraîneur de cette équipe, a-t-il aussi participé aux réflexions ?

Il est intervenu bien sûr. Il était présent lors de la 1ère prise de cote. Il a gardé un œil attentif sur l’aspect technique de l’équipement, pour être certain que le niveau de satisfaction de ses poulains soit au top du top. Il a également donné son ressenti et partagé son expérience.

 

 

 

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