KARATE - Les habitudes des champions

Publié le : 07/11/2018 17:42:22
Catégories : Actualités , Karate

KARATE - Les habitudes des champions

Ont-ils un gri-gri ? Un rituel le matin de la compétition ? Quelle musique écoutent-ils à l’échauffement ?... Les champions de la team adidas en chemin pour les Championnats du monde à Madrid (6-11 novembre) livrent leurs petits trucs.

Par Ludovic Mauchien

Talisman ?

Jonathan Horne : Oui (il rit). C’est un cadeau de ma petite amie. C’est un peu enfantin. C’est un tee-shirt où il y a marqué : « je t’aime ».

Sara Cardin : Non, je ne suis pas très superstitieuse.

Burak Uygur : Non, je n’en ai pas. Je reste concentré sur mes propres combats. C’est suffisant pour moi.

Valeria Kumizaki : Non, je n’ai pas de talisman. J’emporte un objet religieux avec moi et je prie pour que je sois calme.

Amir Mehdizadeh : Jamais ! Je ne crois pas en quelque chose comme ça.

Johanna Kneer : Oui, j’ai toujours une petite boite bleue avec moi dans laquelle je conserve des « gris-gris ». En fait, ce sont des cadeaux que ma famille ou mes amis m’ont fait avant une compétition importante.

Un rituel le matin ?

Jonathan Horne : Prendre une douche froide. C’est tout.

Burak Uygur : Je me réveille et je me regarde dans le miroir. Je peux voir mes yeux. Et, ensuite, je me rends au petit-déjeuner. Le petit-déjeuner est quelque chose de très important pour moi. S’il est bien, je me sens mieux.

Sara Cardin : J’ai l’habitude de m’échauffer dans un couloir froid et silencieux et de toujours me serrer ma queue de cheval avant d’entrer sur le tatami.

Valeria Kumizaki : Non, mais je n’aime pas trop parler et j’essaie d’être concentrée jusqu’à la compétition.

Amir Mehdizadeh : Non, je fais tout comme si c'était un autre jour parce que rien ne change. Je dois juste tout faire bien, comme ma séance d'entraînement

Johanna Kneer : Non, je n’ai pas de rituel du matin particulier. Je me réveille et je veux combattre (elle rit).

Jordan Thomas : Je m’assure d’avoir un bon petit-déjeuner, sauf si la pesée est le même jour (il rit). Je m’assure que mes affaires sont prêtes en avance et j’avale un gros petit-déjeuner. Une fois que je suis prêt, je mets la musique. Et quand la musique est lancée, c’est complétement différent. Je rentre dans mon monde. Je répète mes gammes, je m’échauffe. Je danse jusqu’à ce que ce soit mon tour (il rit).

Musique ?

Jonathan Horne : Oui, bien sûr. En général, une demi-heure / 1 heure avant d’arriver à l’échauffement et jusqu’au début de celui-ci. J’écoute un peu de tout, du hip hop, de la house, du rock… Tous les styles mais c’est plus de la musique qui bouge, histoire de se motiver. Seulement ensuite, je commence à m’échauffer de manière intense.

Burak Uygur : Bien sûr. J’aime bien écouter Eminem.

Valeria Kumizaki : Parfois oui, parfois non. J’essaie de mettre de la bonne musique avec une bonne ambiance.

Amir Mehdizadeh : En fait, non. J'écoute de la musique de temps en temps, par exemple lorsque je conduis. J'écoute de la musique d’Enrique Iglesias.

Johanna Kneer : Je n’écoute pas forcément de la musique pendant l’échauffement mais plutôt une heure avant. C’est principalement du hip hop et du rock.

Jordan Thomas : Bien sûr que j’écoute de la musique à l’échauffement. Cela peut aller du tout au tout. Cela dépend en fait de la façon dont je me suis réveillé. Cela peut passer par RnB, du Hip Hop, des percussions, du jazz, du blues, de la musique latino… Tout dépend de mon humeur du moment.

La nuit avant le tournoi : cauchemar ou rêve ?

Jonathan Horne : (Il rit) Bonne question ! Disons le rêve. Je rêve…

Burak Uygur : Je n’ai jamais eu de cauchemar la nuit précédant une compétition. Le sportif choisit sa voie : l’enthousiasme ou la panique. Je choisis toujours l’enthousiasme. Si vous pouvez contrôler la situation, tout se passera nettement mieux pour vous. La panique, c’est négatif. Si vous paniquez, votre adversaire parviendra à vous contrôler pendant le combat.

Valeria Kumizaki : Parfois je dors bien, parfois je reste éveillée tout le temps. Je pense que c’est à cause du décalage horaire :)

Amir Mehdizadeh : La nuit avant le combat, je révise toujours mes tactiques et ma technique et je me concentre simplement sur moi-même et sur personne d’autre.

Johanna Kneer : Bien sûr que je préférerais les rêves. Mais cela m’est arrivé d’avoir de mauvais rêves avant un gros tournoi. Mais je préfère les rêves (elle rit)

Jordan Thomas : La nuit d’avant, j’essaie simplement de me concentrer sur mon sommeil. Je sais que le lendemain va être un jour particulier. J’essaie donc de ne pas penser à quoi que ce soit. Parfois, cela m’arrive d’avoir une nuit sans sommeil, parfois je dors comme un bébé. Cela dépend des jours.

Tsuki ou Geri ?

Jonathan Horne : Tsuki. C’est plus rapide.

Burak Uygur : La plupart du temps, c’est Tsuki mais de temps en temps, bien sûr, les Geri peuvent être la meilleure solution. Mais je préfère les Tsuki.

Sara Cardin : Tzuki et Geri ! J’aime toutes les techniques de Karaté.

Valeria Kumizaki : Geri

Amir Mehdizadeh : Les deux !

Johanna Kneer : Je préfère sans hésitation les Geri. On marque plus de points et cela procure toujours beaucoup de plaisir de marquer avec un Geri.

Jordan Thomas : Geri, sans aucune hésitation ! Il n’y a rien de mieux que de toucher quelqu’un avec un kick.

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