Karaté : Championnats d’Europe Alexandra Recchia « Envie de faire plaisir »

Publié le : 02/05/2016 15:33:22
Catégories : Actualités , Karate

Karaté : Championnats d’Europe Alexandra Recchia « Envie de faire plaisir »

Alexandra Recchia
« Envie de faire plaisir » 

La championne du monde 2012 et multiple médaillée continentale (-50 kg) va disputer ses derniers Championnats d’Europe à Montpellier (5-8 mai). Auteur d’une saison fracassante, Alexandra Recchia s’est blessée fin mars et a vu sa préparation contrariée. Pas de quoi la perturber…

Par Ludovic Mauchien

 

Comment te sens-tu à l’approche de ces Championnats d’Europe à la maison ?

On fait aller. La boule au ventre est arrivée. Cela commence à monter doucement : le stress, la pression. Mon ischio me chagrine toujours un peu mais je fais avec. J’ai été arrêté 10 jours avant et après les Championnats de France (2 avril). Depuis, je m’entraîne quasiment tous les jours. J’ai du kiné 3 fois par semaine. Des douleurs réapparaissent de temps en temps car c’est assez long comme guérison. Mais je m’entraîne quand même.

 

Comment a été organisée ta préparation ?

Il y a eu le stage de cohésion avec l’équipe de France (13 au 17 avril) où j’ai effectué quelques entraînements. Sinon, il s’agit plutôt d’entraînements personnalisés que je cale avec les entraîneurs, Yann (Baillon) et Olivier (Beaudry). Sinon, je m’entraîne de mon côté avec Florian (Malguy).

 

Quel est le contenu de tes entraînements ? 

Il y a du physique comme du Karaté ; beaucoup de Karaté en fait pour prendre les bonnes sensations. J’ai recommencé à bouger les jambes mercredi dernier (lire le 27 avril). Cela faisait plus d’un mois et demi que je ne levais pas une seule canne par rapport à mon ischio. On a repris pour voir comment le corps réagissait. Ca va !

 

Cette blessure a dû te handicaper ?

J’ai un karaté surtout basé sur les jambes. Du coup, j’ai bossé sur la réactivité et au niveau des poings. Cela ne fait pas de mal. Quand on est bien réglé en poings, les sensations viennent rapidement.

 

As-tu déjà abordé une grande échéance avec des problèmes physiques comme celui-ci ? 

Cela m’arrive quasiment tout le temps ! Si ce n’est pas avant la compèt’, c’est pendant. Les « Monde » en 2012, je me casse le poignet au 1er combat. J’ai fait les compétitions en individuel et en équipe avec le poignet cassé ! J’ai aussi fait un Championnat du monde Universitaire avec les côtes cassées 3 jours avant la compétition. C’est assez récurrent. Au final, ce n’est pas si déstabilisant que ça. J’ai appris à gérer.

 

Comment gère-t-on ?

Le plus important, c’est de limiter les dégâts avant la compétition. Le jour même, on donne tout, quoiqu’il en soit, peu importe la blessure. Et le fait d’être concentrée inhibe la douleur. Mais, avant le tournoi, il faut faire attention de ne pas péter à nouveau le truc. Sinon, cela pourrait être problématique.

 

As-tu hâte d’y être ?

Oui, oui, j’ai hâte ! La préparation commence à être longue depuis le mois de septembre. J’ai l’impression d’avoir préparé un Championnat du monde. Donc j’ai hâte que cela se passe, hâte d’être avec toute l’équipe et d’être concentrée exclusivement sur la compétition.

 

Qui va être ton principal adversaire ? Toi-même ?

Selon ce qui trotte dans ma tête, je dirais moi-même. Je n’ai pas eu de raté depuis le début de la saison. J’ai fait quasiment un sans-faute, si ce n’est l’Open d’Allemagne en septembre. Je ne suis pas passée à côté d’une compétition. Du coup, je n’arrête pas de me dire qu’il ne faut pas que cela arrive là. L’objectif est d’être à mon niveau, tant physiquement que sur la concentration, la réactivité et le plan mental. Si tous les éléments sont réunis…

 

Le fait que ce soit tes derniers Championnats d’Europe ajoute-t-il une pression supplémentaire ?

Je n’y pense pas du tout. Je sais qu’il y aura énormément de monde derrière moi, que ce soit la famille, les fans. Beaucoup descendent à Montpellier exclusivement pour moi. J’ai envie de faire bonne impression et de leur faire plaisir.

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